Aidoo AI

Comment ça marche

Ce qui se passe réellement entre votre question et la réponse : la chaîne MCP, les contrôles appliqués à chaque appel, et pourquoi l'IA ne touche jamais Odoo directement.

5 min de lectureMis à jour le 7 août 2026

Comprendre la mécanique n'est pas indispensable pour utiliser Aidoo, mais c'est ce qui permet de savoir où placer vos garde-fous et de diagnostiquer un comportement inattendu.

Le trajet d'une question

Prenons une demande banale : « Quels devis dépassent 10 000 € ce mois-ci ? »

L'assistant choisit un outil

Claude lit votre question et constate qu'il ne peut pas y répondre de mémoire. Il consulte la liste des outils Aidoo disponibles dans la conversation, et sélectionne aidoo_query avec des arguments qu'il construit lui-même : le modèle sale.order, un filtre sur le montant et la date, les champs à retourner.

C'est le seul moment où l'IA « décide » quelque chose. Tout ce qui suit est déterministe.

Vous approuvez l'appel

Le client MCP (Claude.ai, ChatGPT, votre IDE) vous montre l'appel et attend votre accord. Vous voyez le nom de l'outil et ses arguments avant qu'il ne parte.

Ce contrôle appartient au client, pas à Aidoo. Dans Claude, Paramètres → Connecteurs range les outils Aidoo en deux groupes, lecture seule et écriture ou suppression, chacun réglable d'un coup sur Toujours autoriser. Vous pouvez aussi décider outil par outil.

Réglages des connecteurs dans Claude : les outils Aidoo groupés en lecture seule et en écriture ou suppression, chaque groupe réglable sur Toujours autoriser.
Dans Claude, chaque groupe d'outils se règle d'un bloc, ou outil par outil.

Réservez « Toujours autoriser » à la lecture

Sur les outils de lecture, l'automatisation fait gagner du temps sans risque : ils ne peuvent rien modifier. Sur le groupe écriture et suppression, elle retire le dernier point où un humain voit les valeurs avant qu'elles ne partent dans Odoo.

Le serveur MCP transmet à l'API Aidoo

Le serveur MCP (mcp.aidoo.ai) ne contient aucune logique métier et ne connaît pas vos identifiants Odoo. Il valide la forme des arguments, puis relaie l'appel à l'API Aidoo avec le jeton de votre session.

L'API applique vos règles

C'est ici que tout se joue. Avant le moindre contact avec Odoo, l'API vérifie, dans cet ordre :

  1. L'abonnement est actif et le quota n'est pas dépassé
  2. La permission correspondant à l'outil est bien accordée à votre clé
  3. La liaison outil → méthode Odoo est respectée : aidoo_query ne peut appeler que search_read et search_count, jamais unlink
  4. Le modèle et les champs visés ne figurent pas dans vos listes de blocage

Un seul contrôle qui échoue arrête l'appel. Rien n'atteint Odoo.

Odoo exécute, sous l'identité de votre clé

L'API appelle votre Odoo en XML-RPC, avec votre jeton Odoo personnel, pas celui de la connexion de l'espace. Odoo applique alors ses propres droits d'accès : si votre compte Odoo n'a pas accès aux commandes de vente, l'appel échoue, quelles que soient les permissions Aidoo.

Aidoo journalise et renvoie

Chaque appel produit une entrée dans le journal de requêtes : outil, modèle, utilisateur, horodatage, durée, succès ou erreur. Le résultat remonte ensuite à l'assistant, qui le met en forme pour vous.

Trois couches de sécurité qui se cumulent

Le principe : la sécurité ne repose jamais sur le prompt

Un assistant peut être manipulé par une consigne cachée dans une donnée qu'il lit. C'est pourquoi aucune règle Aidoo n'est appliquée par l'IA : tous les contrôles sont exécutés côté serveur, à chaque appel, indépendamment de ce que l'IA croit avoir le droit de faire.

CoucheQui l'appliqueCe qu'elle contrôle
ApprobationLe client MCPChaque appel d'outil, avant l'envoi
Permissions AidooL'API AidooQuels outils, quels modèles, quels champs
Droits OdooVotre OdooCe que le compte utilisé a le droit de voir et de modifier

Une permission Aidoo n'élargit jamais les droits Odoo : elle ne peut que les restreindre davantage.

Pourquoi l'IA ne se connecte pas directement à Odoo

Techniquement, un assistant pourrait parler à Odoo en XML-RPC. Ce serait une mauvaise idée pour trois raisons :

  • Les identifiants. Il faudrait les donner à l'assistant, donc les exposer dans le contexte de la conversation.
  • Le contrôle. Odoo n'a aucune notion de « permission par outil ». Un accès XML-RPC donne tout ce que le compte peut faire, y compris supprimer.
  • La trace. Aucun journal centralisé, aucun quota, aucune limite. Impossible de répondre à « qui a modifié quoi, quand, depuis quelle conversation ».

En passant par Aidoo, vos identifiants restent chiffrés côté serveur, chaque appel est filtré et journalisé, et vous pouvez révoquer un accès sans toucher à Odoo.

Ce que l'assistant sait de votre base

Au démarrage d'une conversation, l'assistant appelle aidoo_context. Il reçoit :

  • votre identité Odoo (uid, partenaire, login, langue, fuseau horaire)
  • l'environnement actif : production ou test
  • la liste des outils réellement disponibles, selon les permissions de votre clé

Ce dernier point est important : l'assistant sait à l'avance qu'il ne peut pas créer d'enregistrement, plutôt que de l'apprendre en échouant. Il vous le dira franchement au lieu de tenter l'opération.

Sessions et facturation

Une session correspond à une conversation avec le connecteur. Ni le plan Standard ni l'essai gratuit n'imposent de limite de requêtes.

Les exécutions d'agents ne comptent pas dans ce quota : elles sont facturées séparément, en crédits.

Ce qui n'est jamais transmis à l'IA

  • vos identifiants Odoo, sous aucune forme
  • le contenu binaire des fichiers que vous téléversez, voir Pièces jointes
  • les données des autres espaces de travail, même si vous en administrez plusieurs

Ce que l'IA voit, ce sont les résultats des appels qu'elle a demandés et que vous avez approuvés. Rien d'autre.

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